Investi localement auprès du MoDem Vanves, investi départementalement avec les JDem et le MoDem, et maintenant investi dans l'exécutif national JDem... j'ai aussi un travail salarié qui n'a absolument rien de politique, et qui prime sur l'ensemble de mes activités associatives et politiques.

Clairement, il me serait impossible de dégager du temps pour mener à bien l'ensemble des missions liées à mes responsabilités exécutives sans en négliger l'une ou l'autre. Aussi, après mûres réflexions, en accord avec Sébastien Gilbert (président des JDem92), et pour être en conformité avec ce que je dénonce régulièrement à propos du cumul des mandats, j'ai décidé de démissionner de mon poste de secrétaire fédéral des Jeunes Démocrates des Hauts-de-Seine, à la date du 20 octobre 2010, date du futur bureau JDem92.
 
A cette date, une nouvelle élection de secrétaire se tiendra. Je pense vraiment que d'autres personnes plus dynamiques pourront insuffler dans la continuité, un vent de fraicheur bénéfique à tous.
Sachez aussi qu'aucun statut ou règlement, et qu'aucune pression ne m'oblige à me démettre de quoi que ce soit ; et si je le fais, c'est d'abord en accord avec moi-même, et dans un souci d'efficacité locale. Je resterai par ailleurs membre de ce bureau JDem92, duquel je ne démissionne pas.


Comme je l'ai déjà évoqué dans mes précédents mails, je reste convaincu que les JDem et le MoDem ne pourront être forts et visibles que s'il y a une présence sur le terrain, sur le local. Parce que la plupart des citoyens se fichent des joutes politiques stériles dans lesquelles les journalistes (et nous même...) nous plaisons souvent à nous enfermer... parce que les citoyens attendent des réponses concrètes et pragmatiques à leurs problèmes toujours plus nombreux, et que, plus on fait de la politique au plus près des attentes et surtout de l'écoute des électeurs qui nous entourent, plus fortes seront nos chances de progresser.


Mon nouvel engagement national ne remet pas en cause mes précédentes affirmations, et je continuerai donc à être présent au niveau local comme depuis bien des mois. Le MoDem ne pourra être fort que s'il est reconnu localement, harmonisé départementalement, en s'appropriant des thématiques locales, et en étant proches des citoyens, et force de propositions. Concernant les JDem, orienté vers notre classe d'âge et ses problématiques spécifiques. C'est un engagement au quotidien partout ; à titre de comparaison, je suppose que gagner une élection interne est une chose infiniment plus aisée... Et si certains d'entre vous le craignaient, sachez que je resterai ces prochains mois bien entendu actif et présent sur les terrains locaux et/ou numériques avec les JDem92 et le MoDem92, soyez-en assuré !


Me concernant, je tire de ces 18 mois de secrétariat fédéral un bilan d'abord assez bon, puis plutôt mitigé.

Certes, nous avons réussi à gagner en visibilité, nous nous sommes engagés localement sur la durée sur plusieurs dossiers importants : Jean Sarkozy à l'EPAD en novembre 2009, le dossier universitaire à Antony notamment... Nous avons réussi à faire du logement étudiant en IDF un des 10 points phares du programme d'Alain Dolium aux régionales.
Dans un premier temps, les JDem92 avons réussi à faire parler de nous régulièrement. Nous avons aussi ouvert le dialogue et/ou collaboré avec d'autres forces politiques tant vers notre gauche que vers notre droite sur des projets précis. Je pense au collectif se battant contre la destruction de résidences universitaires à Antony (92) où nous avons amorcé le dialogue avec PS, Front de Gauche, Verts ou UNEF, mais aussi à la fête de l'Europe du 9 mai dernier où Jeunes Démocrates, Jeunes Centristes et Jeunes Radicaux furent réunis à Massy (91) pour la première fois depuis bien longtemps, afin de fêter l'Europe.

Nous avons aussi réussi à conserver et développer une forte unité et une très bonne cohésion entre nous. Il y a environ 10 mois, une personne militante modem92 nous avait même qualifié "d'oasis du 92"! Expression représentative de notre volonté, et que j'ai retenue.

Mais, ces derniers mois, plus particulièrement depuis le maigre résultat des régionales, il est clair que mon investissement au niveau départemental a fléchi, et en partie, a fait fléchir l'investissement collectif des JDem92. J'en suis bien conscient et je prends ma part de responsabilité dans la passivité (relative) de ces derniers mois. Pour des raisons qui pour l'essentiel, n'ont rien de politique.

Mais aussi pour des raisons politiques, par mon implication dans la campagne de François-Xavier Pénicaud, notamment par du montage vidéo et de la communication Internet. Et c'est justement, pour rester dans cette forte dynamique de campagne conformément à la volonté ressentie lors des réunions de ce week-end, et aussi car la communication interne requiert une forte disponibilité au quotidien, que je ne me sens plus en mesure d'assurer efficacement les missions liées à ce poste de secrétaire départemental, de surcroît dans un département aussi spécifique que les Hauts-de-Seine.

Mon investissement auprès des Jeunes Démocrates reste donc intact, ma volonté inchangée ; je demeure persuadé qu'il n'y a pas de meilleure réponse qu'un investissement collectif fort des jeunes pour que les problématiques soient bien mieux prises en compte déjà par les instances dirigeantes du MoDem, mais surtout par le gouvernement. Je pense là, notamment, à la question de l'âge du départ à la retraite, directement liée à l'âge d'entrée réelle dans la vie active, mais que le gouvernement feint d'ignorer.
    
Et tout mon engagement, à quelque échelle qu'il soit, s'inscrit dans cette lignée, pour une meilleure représentativité des Jeunes et des problématiques jeunes en politique, et pour proposer des solutions concrètes et réalistes. Je mets, aux JDem, un accent personnel sur le logement des étudiants ; mais il est évident que c'est loin d'être la seule problématique que nous pouvons développer. Et, je ne vois pas vraiment d'autres solutions que tout ceci, si d'abord on veut faire diminuer le choquant taux d'abstention des moins de 35 ans aux élections avoisinant les 80%, et si on se donne comme objectif de reconquérir, en tant que MoDem, par les valeurs défendues, par un discours humaniste, courageux et pragmatique, les voix de cette classe d'âge et de ceux qui sont à peine plus âgés, qui se sont portées sur François Bayrou en 2007 et que nous avons perdu, pour diverses raisons, depuis.


En vous remerciant de m'avoir lu,
Gilles G.